Macy et la poule rousse : un récit qui se prête à la lecture critique

Le texte raconte l’histoire d’une petite fille dont la tâche est de rentrer les poules chaque soir. Cette tâche pose problème à Macy car chaque soir une des poules, la plus haute de la hiérarchie, refuse de rentrer. Après avoir tenté en vain de se débarrasser du problème Macy imagine un stratège pour amener la poule à cesser de provoquer son autorité. 

La dimension de genre véhiculée dans le texte

Sur le site développé par la Fédération Wallonie Bruxelles on peut lire que « La famille est le premier lieu de construction du genre et des rapports sociaux sexués qui l’accompagnent. À travers les processus d’éducation et de socialisation, l’individu apprend à quel sexe il/elle appartient et quelles sont en conséquence, les identités et rôles sociaux qu’il/elle devra adopter en fonction du milieu dans lequel il vit et celui auquel il est prédestiné ».

L’histoire prend place dans une famille où les seules filles assurent des tâches ménagères. Une des illustrations montre Macy et sa maman face à une montagne de vaisselle à effectuer. Si l’auteure indique que «  Dans sa grande famille, chacun avait des tâches à remplir », aucune tâche n’est mentionnée pour les deux personnages masculins, le père et le frère. Ce texte offre donc des pistes de discussions susceptibles d’exercer la lecture critique des élèves.

La lecture critique

Selon le Ministère de l’Éducation de l’Ontario, la littératie critique est un « […] processus qui consiste à déterminer, sous le sens littéral d’un texte, le dit et le non-dit, afin d’analyser le sens et de découvrir l’intention de l’auteur. La littératie critique transcende la pensée critique conventionnelle, car elle touche des questions d’équité et de justice sociale. Les élèves acquièrent une attitude critique en cernant la vision du monde véhiculée par le texte et en se demandant si cette vision est acceptable ou non, et pourquoi » (Ministère de l’Éducation de l’Ontario, 2006, p. 95).

Pour lire un texte de manière critique un élève doit aller au-delà du sens général du texte et filtrer le message qu’il véhicule de manière à identifier le point de vue de l’auteur, le confronter à d’autres et se former son propre point de vue.

La littératie critique comporte quatre dimensions (Lewison, Flint et Van (p. 382), qui constituent autant de pistes pour discuter les textes lus en classes :

  • remettre en question les lieux communs (repérer et discuter les stéréotypes) ;
  • envisager de multiples points de vue (distinguer les faits et les opinions) ;
  • examiner les enjeux sociopolitiques (discuter la portée sociale d’un texte) ;
  • entreprendre des actions pour promouvoir la justice sociale.

En savoir +

Pour aborder les stéréotypes de genre à l’école :

La Fédération Wallonie-Bruxelles a lancé un module de formation à destination des (futurs) enseignants portant sur l’égalité entre les hommes et les femmes et la déconstruction des stéréotypes sexistes à l’école. Baptisé « Filles-Garçons: une même école? « , ce programme de formation initiale ou continuée, à distance, avance une série de pistes pédagogiques pour développer l’esprit critique des élèves sur les rapports actuels filles-garçons et les rôles sociaux associés à chacun de ces genres. Il vise concrètement à lutter contre une série d’idées reçues.

En savoir +

Pour aider les élèves à dégager le point de vue d’un texte

Lecture-critique-figure17 Source : http://www.atelier.on.ca/edu/resources/guides/Fascicule_6-2008.pdf

D’autres documents à consulter :

http://www.atelier.on.ca/edu/pdf/Mod41_activites_litt_criti.pdf

http://www.atelier.on.ca/edu/pdf/Mod41_pistes_questions_critiques.pdf

modifié le 17/06/2022

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